
De l’effet mat avec pigments
Il est très difficile d’obtenir ce que différents artistes, dont Yves Klein a réussi.
Il avait trouvé un droguiste-chimiste ( Maison Adam à Paris) qui lui avait préparé un fixatif spécial pour ses bleus.
cela dit le produit final reste très fragile, comme un pastel.
Bon, vous pouvez essayer un floquage de pigments avec des vernis ou liants mats.( acylique ou bien huileux ( moins lumineux.
Tout ceci demande des essais.
Votre peinture restera fragile.
Plein d’astuces sont à trouver ( laques, pulvérisations avec des pigments très fin + colle mate.....)
Essayez
J’ai pu trouver et réussir mais cela reste fragile aux doigts, aux chocs...
Dites moi vos résultats.
Bien à vous,
Didier Jas
Du collage de papiers et cartons sur toile et effets relief
Le gesso utilisé : il faut éviter le gesso contenant des huiles, et opter pour un gesso universel ou mieux un gesso maison ( colle de peau et blancs de charge ( voir plus loin.
Je vous conseillerais d’intégrer vos éléments de papier mâché après la première couche ceci pour une adhérence et un contact parfait. Sinon il faut gratter, “griffer “ le gesso sur les zones prévues.
Appliquer avec une colle acrylique diluée ( ou vinyl.) mais mieux encore avec de la colle de peau légèrement chargée de blanc de charge. Point trop.
Créer des “ soudures” “des liens” entre le volume et le support toilé à l’aide de bandelettes de papier fin ou de soie + colle qui deviennent invisibles avec les coups de pinceaux qui les fixent et aussi d’autres couches.
Poser vos autres couches de gesso sur la surface totale.
Un léger séchage est à prévoir entre les couches, mais un peu d’humidité de nuie pas.
Votre surface est prète à peindre.
Didier Jas
De l’utilisation de résines sur surface plane
Bonjour,
La meilleure des solutions consiste à déposer une résine.
Eviter toute resine type “gel coat” ( résine + silice ) moins transparente et qui risque de se fendiller sur une toile.
Les produits sont abordables ( 6 à 10 € le litre) et utilisable en plusieurs fois.
Pour “ faire transparent” ne pas utiliser d’adjuvents comme votre recette... Eviter poussières et... Laisser couler sur la toile sans remuer, donc assez précis si vous vouler ne pas en mettre sur la totalité. ( + vous attendez plus le mélange devient visqueux, procédez par petites quantité).
Bon travail.
Merci de me donner vos résultats ( même photo avant après) merci
N’hésiter pas à nous aider à diffuser le site et aussi nos ateliers de création.
Didier Jas
De l’application des "LASURES"
Les lasures sont des peintures à liants microporeux qui permettent une respiration du support. Elles sont souvant translucides ce qui permet de laisser apparaître la sous-couche ou bien le support ( veines du bois,...). Elles protègent en même temps le support, à la différence d’une acrylique diluée.
Elles peuvent être à base d’huiles ou de polymères acryliques ou vinyliques.
On trouve dans le commerce des bases neutres ( sans couleur) qui peuvent être utilisées avec un colorant.
Bien à vous.
Didier Jas
Didier Jas
De la tension de la toile
Après montage et fixations + peinture, il n’y a pas de bonnes solutions. Sinon de retendre en démontant les fixations agrafées et retendre avec une pince à tendre.
Essais risque :
Si vous avez du reste de toile avec le même aprêt, faites un essais : passer une colle de peau au dos de la toile en protégeant bien le contact entre châssis bois et toile avec du papier ou mieux du CELOFRAIS film plastique, ou papiers divers.
Normalement la toile se reprend bien et “tire” ... Donnez des nouvelles !
(Recette colle de peau sur le site ).
Didier Jas
De l’emplois du mot fresque
Une fresque est un travail sur mortier et enduit de chaux ( en Italien a fresco : dans le frais, car il faut passer des pigments avant que la partie apprêtée soit sèche, sinon cela devient a secco).
Pour votre question l’acrylique sur une grande toile peinte, pas de problèmes. Veillez à tendre la toile pendant les temps de séchage: ( tige de bois accrochée en bas de la toile , cela s’appelle une indienne.
Vous pouvez avoir quelques parties “ gondolées”, vite rattrapées par une pulvérisation d’eau pure qui va détendre la toile par ailleurs tendu par le bas ( ou entre deux bois: en haut, en bas).
Didier Jas
Du vernis comme protection
Avant de vous répondre: Oui , toute image devrait être protégée par l’artiste, car lui seul connait les matériaux et produits qu’il a utilisé. ( notez toujours au dos de vos réalisations les techniques employées dans l’ordre, pour un re-travail futur ou une restauration.).
Pour votre toile brute, en lin blanc, n’utilisez surtout pas une “Lasure” qui est faite pour nourrir le bois.
Utilisez une bombe de vernis ( dans un espace aéré) ou sinon faites des essais sur une chute de toile avec du vernis au pinceau. C’est toujours la meilleur solution.
Attendez vous à une maculation du support ( teintes de la toile jaunie et raide)
Cela dit vous pouvez laisser la toile brute ( comme Miro, Picasso, Degas,...) l’effet reste fort mais il faut protéger de la poussière...
Didier Jas
Ce n’est pas une question technique mais artistique: travaillez votre expression !
Le reste, le vernis et compagnie c’est de la poudre aux yeux.
Bosser comme Michel Ange et Picasso !
Le vernis c'est pour protéger!
Vernir pour rendre vivant
Je reprends mon petit coté critique, donc le vernis est fait pour protéger et non pas pour “faire beau”. Parfois le vernis permet de donner plus de présence aux couleurs, par exemple le noir qui sec devient mat. Dans ce sens il existe des vernis pour acrylique, gouaches, huiles et mat, satinés, brillant.
Attention au brillant qui risque de faire “ effet vitre”.
Pour donner de la profondeur aux couleurs il suffit parfois, par exemple sur une acrylique, de “cirer”, (comme un soulier ). Ou bien de passer un peu de vernis avec de l’essence avec un chiffon. Notez toujours au dos de la toile ce que vous avez utilisé ( pour nettoyages ou restaurations futurs).
Voici pour la peinture.
Pour une impression ( vous dites une image en impression) , il faudrait savoir quoi ? encres, tampon, etc...
Au sujet des huiles sur acryl
vous pouvez trouver la solution plus bas , mais pour confirmer : faites un essais sur un bout de support enduit de votre acrylique et essayez : huile en tube + térébenthine, huile en tube + terebenthine+ huile de lin, idem + médium plus ou moins brillant ( du commerce), idem + médium d’empattemment.
Vous aurez ainsi les effets désirés à choisir.
Didier Jas
Un pigment et ses liants
Il n’y a pas de pigments à l’eau ! , le pigment est une couleur qui peut être diluée et liée avec énormement d’adjuvents. La plupart du temps le pigment s’achète sous forme de poudre plus ou moins fine, plus ou moins précieuse selon le raffinement, la finesse de broyage et les minéraux ou produits dont elle est extraite ( Lapis Lazuli ou terre de sienne).
Le pigment peut être “ rebroyé “ avec mortier et pilon, puis entre deux plaques de pierre ( souvant avec une goutte du liant ou du diluant que vous avez choisi ). Les pigments du commerce sont souvant assez fins pour être utilisés tel que.
Pour votre question : blanc d’oeuf, gomme arabique, liant acrylique ? Les 3 sont missibles ou peuvent être employés séparemment.
D’où un aspect différent ( mat avec du blanc d’oeuf ou de la gomme arabique, plus satiné ou brillant avec les liants acryliques).
Sont missibles les liants qui se dissolvent dans l’eau ( jaune d’oeuf, colle à la caséîne ( fromage ,lait) , colle de peau, colle blanche à bois, sucre, colles vinyliques....).
Sont missibles entre eux les liants qui se dissolvent avec des essences ( thérébentine, résines, white-spirit, huile de lin ou d’autres huile qui vont polymériser).
Sont mélangables, l’huile et l’eau dans certains médiums pourvu qu’il y est un agglutinant, par exemple un jaune d’oeuf ( comme une mayonnaise = utilisé pour les icônes) .
Vos supports, peut importe mais selon leur aprèt. Voir plus bas sur le site.
Tout dépend comment la toile est peinte et ce que vous voulez obtenir.
Pour repeindre à l’acryl ou même à l’huile il n’y a pas besoin de beaucoup poncer, mais juste dégraisser et “mater” un peu.
Si vous avez de gros reliefs à enlever allez directement avec un disque abrassif ! sans abîmer la toile.
Didier Jas
Comme pour le Caparol, ( voir autre question plus bas) un gesso maigre du commerce ne va pas adhérer, au niveau moléculaire, sur une huile. Il y a des risques de craquelures et de décollement en lambeaux. En effet, la peinture à l’huile, le gesso maigre, la peinture acrylique ne se dilatent pas de la même façon selon les variations de température, ni ne régissent de la même façon aux variations hygrométriques d’où séparation.
Je ne le conseillerais pas trop, mais j’ai essayé et ça marche, de gratter et poncer la peinture à l’huile, poser un gesso mixte ( émulsion “gras-maigre” = blanc de Troye ou blanc acrylique, jaune d’oeuf, un peu d’huile de lin, un peu de vernis Damar, eau, Caparol ou liant acrylique).
Ainsi ce gesso fait “ interface” pour une accroche pérenne.
Bien à vous
Didier
1. Le caparol est un liant , pas un vernis ( ou alors utilisé dilué avec des adjuvants en émulsion).
2. Règle : jamais de “résines” à l’eau ( acryl, vinyl,...) sur du gras = risques craquelures, décollement,...
Bien à vous
Didier
SUPPORTS Récupération: BACHE PVC, PLASTIQUES, PLEXIS... ( VERRE AVEC D’AUTRES PRÉCAUTIONS) 2009
La bache décollite est un PVC , servant souvent aux pubs, avec une image en impression numérique ( encre ). Pratique car solide et de grande dimension.
Vérifier le type d’encre ( pour ne pas tomber sur une sérigraphie qui pourrait baver ) : avec un coton passer alcool et essence.
Vous pouvez travailler directement avec un risque de décollement. Mieux vaut un primaire d’accroche ou un ponçage fin..
1 Préparation : dégraisser le support ( savon éponge, rincer)
Si vous souhaitez conserver des fragments de l’image imprimée passer une couche de Caparol en tirant bien ( liant acrylique) Il devient transparent au séchage . C’est un primaire d’accroche .
Sinon passez une première couche caparol+ 1/4 peinture blanche acryl vulgaire(ou bien 1/4 de blanc de Troye) puis une seconde couche Caparol + 1/2 blanc.
ce sera mieux pour l’accroche de vos glacis ( une sorte de gesso microporeux)
2 selon le médium utilisé ( essence pure, thérébentine de venise, ...) et vos couleurs ( certaine sèchent plus vite), vous pouvez manipuler votre peinture après 1 jour ou 5 jours.
Le séchage n’est pas plus long que sur une toile classique apprétée. ( pour les glacis).
3 Venis colorés : si c’est par dessus une première étape de peinture essayez le vernis à retoucher + couleurs ( ou d’autres vernis).
Didier Jas
Du bon usage du support et des enduits ( gesso)
La toile de lin est le support par excellence depuis la renaissance ( ne se détend pas avec l’humidité, résiste au temps et aux insectes, supporte les écarts de température).
Le coton est moins “raide” et à tendance à “flotter” dans son chassis dès que le format excède 30 par 50 cm. Mais cela peut vite être comblé par un bon apprèt ( colles + blanc neutre , de Troyes, de Meudon, d’Espagne, des gessos du commerce ou bien des acryliques en plusieurs couches). (et même au verso !)
Les toiles synthétiques du commerce sont très bonnes, parfois trop souples, “flottantes” mais peuvent être rigidifiées par 2 couches de gesso. ( vérifier que l’enduit gesso initial soit compatible avec le produit que vous utilisez = jamais maigre sur gras , c’est à dire qu’un gesso à la colle ira sur une pré-impression à l’eau, mais pas sur une impression contenant de l’huile ou un corps gras.
Sachez que de nouveaux supports contemporains sont très bien : bache, toile enduite, pvc, plexi, verre ( le verre c’est plus compliqué et je pourrais expliquer sur demande) ... pour tout travail à l’huile ou à l’acrylique. Il faut parfois mettre une couche de “primaire d’accroche” avant de peindre ( caparol, liant acryl.) Idem pour les supports bois, planches, contreplaqués, cartons ( se mefier des “gondoles” mais il y a des solutions)...
Il faut comprendre une chose fondamentale : c’est le gesso ( dernière couche du support avant la peinture) qui supporte votre peinture.
La toile est une question de prix. Par exemple une toile de lin grossière à mailles grenue reste moins chère qu’une toile “fine”, lisse.
Vous pouvez, avant de peindre, passer plusieur couches de gesso ( sécher-poncer) pour obtenir une surface lisse comme du marbre. Vous avez aussi la possibilité de coller ( maroufler) une feuille de papier journal sur votre toile grossière pour la rendre lisse et rigide.
Mais enfin, ce qui compte, c’est ce que vous aller mettre dessus !
Didier Jas
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